38 ans

38 ans

38 ans de tristesse, d’angoisse et de frustration.
38 ans à regarder l’eau s’agiter en se demandant : « À quand mon tour ? »
38 ans de souvenirs, de regrets et de lamentations.

Ce furent sûrement les 38 années les plus longues de sa vie. À regarder des milliers de personnes recevoir ce qu’il convoitait tant. À voir d’autres souffrants être aidés par leurs proches, en se demandant ce qui se serait passé s’il avait eu quelqu’un à ses côtés.
Le bruit du tourbillon de l’eau devait lui être si familier : des milliers de gouttelettes secouées, symboles de bonheur et de délivrance pour certains, mais de peur et de regret pour lui.
Mais un jour, il y a toujours un jour…

Un homme s’approcha de lui et lui demanda : « Veux-tu être guéri ? »
Mais 38 ans de lamentations enfouies se firent entendre dans sa réponse. Comme s’il n’attendait plus cela — non pas d’être guéri, mais de pouvoir enfin exprimer tout ce qu’il avait gardé en lui pendant toutes ces longues années.
Il répondit donc :
« Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. »
Sa réponse était un OUI, mais un oui rempli de regrets, de préoccupations, de frustrations.
Un OUI de désespoir.

Et l’homme lui dit :
« Lève-toi, prends ton lit, et marche. »
Et l’homme fut guéri instantanément.

Au milieu de ses arguments, son guérisseur ne vit pas seulement des plaintes, mais Il entendit le OUI caché dans son cœur. Car Il ne reposa plus la question.
Ce Sauveur, c’était Jésus-Christ.
Cet homme, c’est le paralytique de la piscine de Béthesda. Jean 5:5-9


Maintenant, moi j’aimerais te poser une question :
Quelle est cette interrogation toute simple qui t’est souvent adressée, à laquelle tu réponds bien trop souvent par des plaintes et des lamentations, au lieu d’un simple OUI ?

Est-ce : Veux-tu obtenir ton diplôme ? Veux-tu exceller dans ta carrière ?
Mais tu te dis peut-être :
— « Ici, en tant qu’étranger, ce n’est pas possible. »
— « Les professeurs sont compliqués, racistes. »
— « Il y a trop de matières, on explique mal les cours. »
— « Je n’ai pas le niveau. »
— « Je ne maîtrise pas la langue (anglais, russe, allemand… ou même le français). »
— « On me regarde de travers en classe. Personne ne veut de moi dans cette université. »

Veux-tu exceller dans le business ?
— « Le business est compliqué. »
— « J’ai peur de me lancer. »
— « Les Africains ne sponsorisent pas leurs frères. »

Et si Jésus voulait aujourd’hui te tendre la main ?
Que lui dirais-tu ?
Et si ton moment Kairos était ici et maintenant ?
Et s’il était temps que tu prennes ta vie en main ?
Et s’il était temps de dire enfin OUI — et de croire en ce OUI, au milieu de tes plaintes ?

Peut-être que le paralytique y croyait encore…
Mais toi, crois-tu encore en ce que tu veux faire ? Et en Celui qui t’a appelé à le faire ?
Ta voie n’est peut-être pas celle des autres. Peut-être qu’eux réussissent par Béthesda, mais toi tu réussiras autrement.

Il suffit de savoir : qu’est-ce que tu veux ? Et de saisir le moment opportun.
Les adversités existeront toujours, les raisons de te plaindre ne manqueront jamais.
Mais n’oublie jamais ce que tu veux.
Tu as ressassé tant de chagrin et de tourments dans ton âme…
Et si maintenant tu laissais cela à Jésus ?
Et si tu Lui donnais tes fardeaux ?

Tant que ton regard sera fixé sur les problèmes et non sur les solutions, tu resteras enfermée dans une boucle infernale.
Je le répète : ta voie n’est pas forcément celle des autres.
Mais si d’autres ont réussi, pourquoi pas toi ?
Crois-tu aux projets de paix et non de malheur que Dieu a pour toi ?
Tu peux réussir là où d’autres ont échoué — et échouer là où d’autres ont réussi.

Toi, crois en ton Dieu, aie un but, et laisse-Le te guider selon Sa volonté.


Et je voudrais insister sur ce point :
Beaucoup de gens disent que la religion, c’est fuir les problèmes. Que c’est refuser d’affronter la réalité, que c’est la facilité.
Je les comprends, car ils ne comprennent pas.
Tout comme beaucoup de chrétiens eux-mêmes ne comprennent pas certaines choses.

Laisser tout entre les mains de Dieu, ce n’est pas s’allonger en attendant que Dieu étudie à ta place ou qu’Il envoie ton CV.
Nuance.
C’est simplement Lui laisser le contrôle en avançant le cœur léger, en croyant qu’Il nous guide.
Le mot-clé, c’est l’état de ton cœur.

Après tout, qui, en s’inquiétant, a déjà ajouté un seul jour à sa vie ? (Matthieu 6:27)

Forcément, entre quelqu’un qui travaille dur à l’école en sachant qu’il connaît une personne qui peut lui trouver un emploi, et un autre qui travaille dur sans aucun appui humain, l’un sera plus serein que l’autre.
Comme dit le dicton :
« On est quelqu’un derrière quelqu’un. »
Et moi, mon quelqu’un, c’est d’abord Jésus.

Dieu t’aime.

Une réflexion au sujet de « 38 ans »

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